Reconversion en milieu bancaire, les banquiers cherchent de nouvelles pistes

Fusion entre régions, modification de la stratégie bancaire, suppression de postes, restructuration interne, envie d’opportunité professionnelle, de plus en plus de banquiers sont contraints de revoir leur plan de carrières dans leur banque, dans une autre banque ou en se réorientant.


Les évolutions des habitudes de la clientèle conjointement aux nouvelles offres sur le marché bancaire font bouger rapidement les barrières d’un métier. Par exemple, prenons l’explosion de la concurrence des néo banques en ligne qui révolutionnent la façon qu’ont de plus en plus de clients d’appréhender le service bancaire.


Le personnel bancaire va devoir évoluer et une partie des banquiers vont devoir se reconvertir.




De plus en plus de fermetures d’agences bancaires : Pourquoi ?


Dans un article récent publié dans les Echos, les fermetures d’agences bancaires en France devraient encore s’amplifier voire quadrupler.


Dans cette même étude, on apprend que les banques françaises ont fermé en moyenne 3 % de leurs agences entre 2012 et 2016.

Si l’on compare avec les mêmes statistiques en Europe, c’est jusqu'à 24% en Espagne, 12% en Allemagne et 11% en Italie dans le même laps de temps.



Alors, pourquoi autant de fermetures d’agences bancaires ?


Le facteur le plus évident est la digitalisation des offres bancaires. Actuellement, 80% des ouvertures de produits bancaires se font encore en agence mais l’essor des offres sur internet et les points digitaux en agences permettent de plus en plus de choses, les habitudes changent aussi avec les nouvelles générations de personnes qui sont bien plus digitales que contact physique.


De grandes banques comme BNP PARIBAS par exemple se sont fixées d'atteindre 50 % des souscriptions en ligne grâce au digital d'ici fin 2020, alors que la moyenne est actuellement de 20%.


De nombreuses néo-banques ont vu le jour, offrant de plus en plus de services identiques aux services en agence en apportant la souplesse d’utilisation que permet le net (horaires, simplicité, rapidité…).

On peut dès à présent, payer, financer ou épargner de l’argent sur son Smartphone en étant informé instantanément des mouvements bancaires.


Le développement des banques en ligne et des banques 100 % mobiles font de plus en plus d’adeptes chaque année et même chaque mois que ce soit dans la clientèle particulière et même chez les professionnels.



Qui dit moins de volume et plus de digital, dit aussi moins de personnel. Pour les banquiers, c’est devoir se reconvertir ou mourir.


La digitalisation même si elle crée et créera beaucoup de postes dans le futur va aussi radicalement changer la typologie des agences bancaires qui sont en partie appelées à disparaître.

Certains personnels seront formés aux nouvelles méthodes de fonctionnement mais il est fort à parier qu’elle va en laisser un bon nombre sur la touche.


La re-convention de certains personnels est prévue bien évidemment mais pas forcément au même poste et surtout sur la même localisation.


Pour certains, il est difficile de changer quand on leur propose un poste à plusieurs centaines de kilomètres (les regroupements de régions ayant rendus les zones de mutations géographiquement énormes), ou même à l’étranger et moins bien payé.


Toutefois, certaines activités demandent de la technicité et du conseil et même parfois un certain talent, et c’est une opportunité pour ceux qui savent saisir cette chance. C’est un moment idéal pour créer ou reprendre une entreprise.





26 % des banquiers dans la situation actuelle créent ou reprennent une entreprise.


Selon les dernières statistiques, 65% de ceux qui décident de quitter leur emploi en banque, créent leur entreprise dans une période de 12 mois et 70% de ceux-ci le font seul.


Partir : Oui, mais pour faire quoi ?

Dans une grande majorité, on constate que la création d’entreprise a un lien étroit avec le métier du financement, du refinancement ou de la gestion de patrimoine, ce qui est parfaitement logique. Ces ex-banquiers se tournent vers les services et/ou conseils financiers aux particuliers en majorité (46%) ou vers les professionnels pour (24%).


Partir : Oui mais pourquoi ?

Les motivations peuvent être variables d’un individu à un autre, nous avons tous nos sensibilités et nos appétences. Pour n’en citer que quelques unes, la liste n’étant pas exhaustive :

L’envie d'autonomie et de liberté,

L'absence de hiérarchie

Défendre un métier ou une passion selon ses valeurs

Pouvoir gérer sa vie professionnelle, conjointement à sa vie personnelle

Pour gagner plus

Pour préparer le passage à la retraite

Par défaut d'une proposition d'un poste salarié


Partir : Comment ?

Peu de personnes y pensent, mais lorsqu’on fait partie d’une entreprise, on peut très bien mettre en place un congé sabbatique pour création d’entreprise. Cette technique vous permet de conserver un poste en entreprise tout en vous essayant au monde de entrepreneuriat.


Le compte personnel de formation (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F10705) utilisable par tous les salariés vous permet de vous former à de nouvelles compétences, notamment à certaines capacités indispensables pour travailler dans certains domaines (courtier, assurance, financement participatif…).


De nombreuses aides à la création d’entreprise existent, pensez à vous informer.


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Frédéric Charlier

Tonpret.fr

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